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Alain Gibert

trombone
Né en 1947 dans une famille ouvrière de la Haute Loire.
Perpendiculairement à des études universitaires de mathématiques il découvre la musique en autodidacte à travers sa passion pour le jazz. D’abord guitariste, il choisit en 1975 de jouer du trombone et réalise ses idées musicales dans feu le Marvelous band, groupe où fait également ses débuts Louis Sclavis.

Membre fondateur de l’ARFI (1977) Alain Gibert trouve alors dans la Marmite Infernale l’outil rêvé pour composer et jouer des arrangements très personnels de thèmes aussi inattendus que La Marseillaise, devenue Lama say yes.

Dans les années 90 son goût pour la musique traditionnelle se ravive avec la rencontre d’André Ricros pour qui il arrange l’album Le partage des eaux (avec le quartet de Louis Sclavis) ; Chariot d’or, son premier disque en tant que leader, marie intimement ses racines rurales et son langage d’improvisateur / arrangeur. Il y chante en patois vellave. L’histoire continue avec L’âge de l’air, Du vent dans les dentelles et Ici l’Auvergne.

Fidèle de Louis Sclavis pour qui il continue de travailler (cf. les disques Ellington on the air et Les violences de Rameau), il l’est aussi collaborateur de Steve Waring tant sur scène que dans l’écriture de nombreuses chansons, de spectacles musicaux et de l’opéra Le Roi Démonté. Mais c’est toujours dans L’ARFI qu’ il continue de s’exprimer le plus authentiquement, en particulier dans l’incomparable trio Apollo, avec Jean-Luc Cappozzo et Jean-Paul Autin, et plus récemment avec son fils Clément dans le duo Kif kif.

Son moyen d’expression favori reste l’improvisation, qu’il ne pratique pas comme une langue savante mais beaucoup plus comme un parler populaire donnant à son jeu de trombone une saveur immédiatement reconnaissable.

Crédits photo | Nicolas Beaume

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